Résumé public du daf
Daf 77Khoulin
Le daf s’ouvre sur le statut de tendons destinés à durcir : Rabbi Yoḥanan finit par admettre, face à Rabbi Shimon ben Lakish, qu’ils ne comptent pas comme chair pour couvrir un os brisé. Plusieurs cas limites sont alors examinés : chair déchirée, pulvérisée, putréfiée, perforée, décollée ou fendue, ainsi que le rôle éventuel de la peau. Un récit rapporte un cas soumis à Abaye puis à Rava, et une indication médicale est citée pour apprécier si la chair peut réellement guérir autour de l’os. La michna passe ensuite au placenta trouvé dans une bête abattue : il est permis par la sheḥita de la mère, mais n’est nourriture qu’en cas d’intention de le manger. La guemara traite encore du placenta partiellement sorti, de son lien avec un fœtus trouvé, de sa touma, du cas du premier-né, des animaux consacrés et du critère de darkhei ha-Emori.
Les points à retenir
- Des tendons qui finiront par durcir ne sont pas retenus comme « chair » pour couvrir un os brisé ; sur ce point, Rabbi Yoḥanan revient à l’avis de Rabbi Shimon ben Lakish.
- Quand une majorité de l’os brisé est couverte, la guemara explore des cas concrets : chair éparpillée, amincie, nécrosée, trouée ou décollée ; la capacité de cicatrisation devient un critère important.
- Le placenta trouvé dans l’utérus après la sheḥita est permis par la mère, mais il ne reçoit la toumat okhlin que si quelqu’un a l’intention de le manger.
- Un placenta partiellement sorti est interdit par crainte qu’une tête de fœtus soit déjà sortie ; la suite distingue aussi le cas du bekhor, des kodashim et des pratiques relevant de darkhei ha-Emori.