Résumé public du daf
Daf 86Khoulin
Le daf poursuit l’analyse de la sheḥita non valable pour le kisouy hadam. Rav Dimi et Ravin emploient chacun une formulation de type « lo tsrikha » : l’un pour exclure le cas de téréfa, l’autre pour montrer que Rabbi Yehouda HaNassi tient la sheḥitat ‘of pour une obligation de la Torah, à partir de « ka’asher tsivitikha ». La Guemara explique ensuite comment le lin de Rabbi Ḥiyya a pu être atteint malgré son mérite : ce mérite profite au monde plus qu’à lui-même. La michna traite alors de la sheḥita d’un ḥeresh, shoteh ou qatan, sous surveillance ou non, pour le kisouy hadam et pour oto ve-et beno. La Guemara précise les positions de Rabbi Meïr et des Ḥakhamim, puis distingue entre rov, mi‘out et ḥazaqa. Enfin, elle enseigne qu’un seul kisouy suffit pour de nombreux animaux ou oiseaux, et ouvre la question d’une seule berakha selon Rabbi Yehouda.
Les points à retenir
- Selon les formulations de Rav Dimi et Ravin, la question n’est pas seulement technique : elle éclaire si une sheḥita impropre ou l’arrachement des simanim d’un oiseau comptent comme sheḥita pour le kisouy hadam.
- Pour un ḥeresh, shoteh ou qatan, la michna distingue nettement entre sheḥita surveillée et non surveillée ; la Guemara explore si l’on doit traiter cette dernière comme invalide certaine ou comme safek.
- Rabbi Meïr considère la sheḥita non surveillée de ces personnes comme non-sheḥita, car « la majorité de leurs actes est défectueuse », tandis que les Ḥakhamim adoptent une sévérité de safek dans les deux volets de la michna.
- Un seul recouvrement du sang suffit pour de multiples ḥayot ou oiseaux au même endroit ; Rabbi Yehouda demande de couvrir entre ḥaya et ‘of, et la Guemara rattache ce débat à la lecture du mot « o ».