Résumé public du daf
Daf 97Khoulin
Le daf examine d’abord comment un interdit transmet son goût. La graisse interdite est distinguée du gid hanashé, car sa saveur se diffuse davantage. Un épisode rapporté au nom de Rabbi Yoḥanan montre toutefois qu’un chevreau rôti avec sa graisse n’est pas toujours entièrement interdit; la Guemara propose plusieurs lectures du cas. À partir d’un autre récit, celui du kilkhit tombé dans une marmite, Rava établit qu’on peut parfois s’en remettre au goût d’un kapeila non-juif. La Guemara ordonne alors les règles: parfois on se fie au goût d’un Juif, parfois à celui d’un non-Juif, et parfois au bittoul be-shishim. Sur 97b, elle applique ces principes à la salaison des cuisses avec le gid hanashé, puis précise comment mesurer le «soixante», comment estimer un goût indiscernable, et comment traiter le gid, le keḥal et l’œuf d’un oiseau non casher.
Les points à retenir
- La Guemara distingue plusieurs modes d’évaluation d’un mélange: dégustation par un Juif, dégustation par un kapeila non-juif, ou annulation s’il y a soixante fois le permis.
- Dans un mélange min be-eino mino, si des Juifs peuvent licitement en goûter, on s’appuie sur leur goût; si le mélange peut être interdit à tout Juif, on recourt au kapeila.
- La discussion sur les cuisses salées avec le gid hanashé examine la portée de la règle de Shemouel: meliaḥ ke-roteaḥ, en lien avec kavoush ke-mevouchal.
- Le calcul du shishim inclut, selon Rabbi Ḥanina, le bouillon, les dépôts, les morceaux permis, et d’une certaine manière la marmite; le keḥal reçoit un traitement particulier.