Résumé public du daf
Daf 98Khoulin
Le daf poursuit l’étude du bitoul des aliments interdits. La Guemara discute d’abord des œufs : selon Abayé, l’œuf interdit qui transmet du goût est un œuf de volaille permise dans lequel se trouve déjà un poussin, et la baraita est relue à cette lumière. Viennent ensuite plusieurs cas pratiques sur la graisse interdite tombée dans une marmite : on ne compte pas l’absorption de la marmite de manière asymétrique, et même un demi-kezayit exige la mesure complète, car un ḥatsi shiour reste interdit. Le daf examine aussi le seuil des œufs mêlés, avec l’hésitation entre total inclus ou non. Des récits rapportent enfin des évaluations inférieures à soixante, mais la règle de principe est attribuée à bar Kappara : les interdits se neutralisent en soixante, ou selon une autre transmission en cent. La source discutée est le “bras cuit” de l’agneau du nazir.
Les points à retenir
- Dans la discussion sur les œufs, la Guemara cherche si l’interdit vient d’un œuf d’espèce non-casher ou d’un œuf contenant un poussin, car c’est cela qui change la question du goût transmis.
- Pour la graisse interdite tombée dans une marmite, on ne peut pas compter la marmite comme ayant absorbé seulement le permis ; et même un demi-kezayit demande un rapport complet de bitoul.
- Au sujet d’un œuf non-casher mélangé à des œufs casher, le daf distingue soigneusement entre “soixante ou soixante-et-un au total” et “soixante ou soixante-et-un casher en plus de l’œuf interdit”.
- La fin du daf relie les mesures de soixante et de cent au cas du bras cuit de l’agneau du nazir, puis discute les limites de cette preuve, notamment pour min be-mino et pour ta’am ke-ikkar.