Résumé public du daf
Daf 15Kidoushine
Le daf poursuit les distinctions entre formes d’‘eved ivri. Sur 15a, la Guemara débat des dérivations tirées de « son oreille » : oreille droite par gezerah shavah avec le metsora, exclusion de celui qui s’est vendu lui-même, exclusion de l’amah ivriya, et nécessité de déclarer son choix tant qu’il est encore esclave. Elle discute ensuite la ha'anaka : pour le premier tanna, elle n’est pas donnée à celui qui s’est vendu lui-même ; pour Rabbi Elazar, « à lui » exclut surtout le créancier. Vient ensuite la question de la shifha kena'anit donnée par le maître, y compris malgré la volonté de l’esclave selon certaines dérivations. Enfin, le daf examine la sortie au yovel du vendu par le beit din, du nirtsa, puis, sur 15b, le rachat de l’esclave vendu à un non-Juif et les débats entre Rabbi Yehuda HaNasi, Rabbi Yosei HaGelili et Rabbi Akiva.
Les points à retenir
- « Son oreille » sert, selon les avis, soit à exclure celui qui s’est vendu lui-même du percement, soit à exclure la servante ; l’oreille droite est apprise par gezerah shavah avec le metsora.
- La ha'anaka fait l’objet de lectures distinctes : exclusion de l’esclave qui s’est vendu lui-même pour le premier tanna, exclusion du créancier pour Rabbi Elazar.
- Le maître peut donner une shifha kena'anit à l’esclave vendu par le beit din ; le daf précise comment on apprend que cela vaut même contre sa volonté.
- Le yovel libère le vendu par le beit din, le nirtsa et l’esclave vendu à un non-Juif, mais les modalités de rachat avant le yovel font l’objet de fortes mahlokot.