Résumé public du daf
Daf 40Kidoushine
Le daf commence par deux récits où des sages échappent à une tentation sexuelle grave : Rabbi Tsadok, puis Rav Kahana sauvé par Éliyahou. La Guemara passe ensuite à la michna de Pea sur les mitsvot dont on « mange les fruits » ici-bas, et Rava explique que cela vise surtout les mitsvot qui font du bien aux autres, contrairement au shilouaḥ ha-ken. Puis elle distingue entre bonne pensée, que Dieu associe à l’acte, et mauvaise pensée, en général non, sauf si elle produit un effet ou dans le cas de l’avoda zara. Vient ensuite la gravité du ḥilloul Hashem et l’idée de fauter en secret plutôt qu’en public dans certains cas limites. Sur 40b, chacun doit se voir à moitié méritant et à moitié coupable. Le daf conclut sur la supériorité de l’étude parce qu’elle mène à l’action, et sur la valeur formatrice du triple lien : Mikra, Michna et derekh erets.
Les points à retenir
- Les récits de Rabbi Tsadok et de Rav Kahana illustrent la gravité des arayot et l’idée qu’un miracle peut survenir à celui qui résiste réellement à la faute.
- Rava distingue les mitsvot qui profitent aussi aux autres : ce sont elles qui ont des « fruits » en ce monde, en plus du capital gardé pour le monde à venir.
- La Guemara oppose bonne pensée et mauvaise pensée : la bonne intention empêchée compte comme un acte, tandis que la mauvaise pensée n’est généralement retenue que si elle mène à un effet concret, sauf en avoda zara.
- L’étude de la Torah est dite plus grande que l’action non parce qu’elle remplace l’action, mais parce qu’elle y conduit; d’où son poids particulier dans le jugement et dans la récompense.