Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 56Kidoushine

Le daf poursuit d’abord la question du maʿasser chéni utilisé dans une transaction. Pour un animal acheté par erreur, la vente est annulée : « l’argent retourne à sa place ». Rabbi Yehouda distingue toutefois entre un achat pour un chelamim, qu’on montera de toute façon à Jérusalem, et une tentative de profaner l’argent sur un bien inadéquat. La Guemara rapproche alors ce cas de la michna sur une femme acquise par qiddoushin avec cet argent : Rabbi Elazar explique qu’elle accepte de le consommer à Jérusalem, mais Rabbi Yirmeya objecte depuis l’achat d’animaux impurs, d’esclaves ou de terrains. La réponse tient au fait qu’il s’agit d’une ḥavera, compétente en ces lois. Puis la Guemara traite du vendeur qui s’est enfui. Enfin, une nouvelle michna énumère des objets interdits au profit, puis la Guemara en cherche les sources : ʿorla, kilʾei hakerem et le bœuf condamné à la lapidation.

Statut du maʿasser chéni dans les acquisitionsQiddoushin et validité d’un kinyanInterdit de tirer profit (issour hanaʿa)Lecture des versets pour établir une interdictionRépartition de la responsabilité entre acheteur et vendeur

Les points à retenir

  • Avec l’argent de maʿasser chéni, une transaction inadéquate peut être annulée comme mekaḥ taʿout, mais Rabbi Yehouda distingue selon l’intention et la nature de l’achat.
  • Le qiddoushin avec cet argent est expliqué par le fait que la femme concernée est une ḥavera, consciente que l’argent ne perd pas son statut et devra être consommé à Jérusalem.
  • Quand le vendeur s’est enfui avec l’argent, on ne peut plus annuler la vente ; la discussion montre pourquoi la pénalisation vise prioritairement celui chez qui l’argent se trouve.
  • La seconde moitié du daf ouvre la série des issourei hanaʿa et fonde scripturairement l’interdiction de profit pour la ʿorla, les kilʾei hakerem et le shor ha-nisqal.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.