Résumé public du daf
Daf 64Kidoushine
Le daf s’ouvre sur une limite de la ne’emanout du père : il est cru pour l’âge de ses enfants en matière de nedarim, ḥeramim, hekdeshot et arakhin, mais non pour leur faire infliger malkot ou d’autres peines corporelles. La michna enseigne ensuite qu’un père est cru s’il dit avoir été mekadesh sa fille ou avoir reçu son guet tant qu’elle est encore qetana ; s’il parle d’une fille déjà bogeret, ou d’une captivité, il ne l’est pas. La guemara examine d’abord l’argument de be-yado, puis Rav Ashi fonde la règle sur le verset « et ma fille, je l’ai donnée à cet homme ». Le daf traite ensuite du mourant qui dit avoir des enfants ou des frères, avec la tension entre ḥazaqa et lama li leshakker. Enfin, il analyse un kiddoushin formulé de manière imprécise : « ma grande » ou « ma petite » fille.
Les points à retenir
- La crédibilité du père au sujet du kiddoushin de sa fille mineure n’est pas seulement liée à son pouvoir d’agir : Rav Ashi la fonde sur une confiance spéciale donnée par la Torah.
- Le père n’est pas cru pour dire que sa fille a été captive ; la sougya montre longuement qu’on ne peut pas déduire ici une capacité générale à la disqualifier pour la kehouna.
- Pour le mari mourant, la valeur de ses paroles dépend du contexte de ḥazaqa et de l’argument de lama li leshakker, au cœur de la discussion entre Abaye, Rabbi Yehouda HaNassi et Rabbi Natan.
- Quand un père dit avoir marié « sa grande » ou « sa petite » fille sans préciser davantage, Rabbi Meïr et Rabbi Yossé discutent de l’étendue du doute, et la guemara compare cette logique à une michna de Nedarim.