Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 78Kidoushine

Le daf poursuit l’étude des unions interdites aux kohanim et de leurs effets. La Guemara examine d’abord les malkot d’un Kohen gadol avec une veuve : Rav Yehouda compte deux interdictions, puis sont discutés le cas d’une bi’a inachevée, le statut de la ḥaloutsa, et la mahloket Abayé-Rava sur le point décisif : le qiddoushin interdit suffit-il, ou seule la bi’a rend-elle passible. Le texte passe ensuite à la fille d’un converti pour le mariage avec un kohen. Rabbi Yehouda tente de l’interdire par analogies successives; d’autres Tannaïm l’autorisent partiellement ou plus largement à partir d’Ezéchiel 44,22, et Rabbi Chim‘on ben Yoḥaï invoque les filles de Midian converties avant trois ans. Sur 78b, la Guemara précise ce verset, rapporte l’usage plus strict adopté par des kohanim après la destruction, puis ouvre une nouvelle michna sur la crédibilité du père à propos du mamzer et du bechor, autour du mot « yakir ».

Kehouna et unions interditesLignage, descendance et disqualificationLecture des versets et construction talmudique de la preuveCrédibilité du père en matière de statut familial

Les points à retenir

  • Pour un Kohen gadol avec une veuve, la Guemara distingue entre l’interdit de la prendre et celui de profaner; l’idée d’un troisième chef lié à la descendance est repoussée dans le cas d’une bi’a non menée à terme.
  • Abayé et Rava discutent de la structure même de l’interdit sacerdotal : pour Abayé, le qiddoushin interdit compte déjà; pour Rava, la responsabilité dépend de la profanation produite par la bi’a.
  • Le statut de la fille d’un converti pour la kehouna fait l’objet de plusieurs avis tannaitiques, tous reliés à des lectures différentes du verset d’Ezéchiel sur « la semence de la maison d’Israël ».
  • Selon les Sages de la michna, un père n’est pas cru pour déclarer son fils mamzer, mais le verset « yakir » fonde sa crédibilité pour identifier l’aîné en matière de droit d’aînesse.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.