Résumé public du daf
Daf 79Kidoushine
Le daf reprend le cas d’un qiddoushin concurrent après nomination d’un shaliaḥ, pour un père comme pour une femme, et explique pourquoi les deux cas doivent être enseignés séparément. Il ouvre ensuite la grande discussion de Rav et Shmuel : si le père a fiancé sa fille en route, tandis qu’elle s’est fiancée en ville, et qu’on la trouve maintenant bogeret, suit-on son statut présent ou reste-t-on dans le safek ? La Guemara précise que le débat vise le jour même de la fin des six mois de na‘arout, puis l’éprouve à partir du mikvé déficient et du tonneau devenu vinaigre, en comparant les ḥazaqot en présence. Elle examine ensuite un parallèle avec le shekhiv mera, le rejette, confirme la réalité de la mahloket et conclut textuellement comme Rav. Enfin, la michna traite du yihous d’un homme revenu d’outre-mer avec une femme et des enfants.
Les points à retenir
- La michna enseigne séparément le cas du père et celui de la femme, car on aurait pu distinguer entre expertise du père en yihous et exigence personnelle de la femme dans le choix d’un mari.
- Le débat Rav–Shmuel porte sur le jour exact où s’achèvent les six mois de na‘arout : Rav lit le présent comme révélateur du passé proche, tandis que Shmuel maintient le doute.
- Les comparaisons avec le mikvé et le tonneau servent à mesurer la force respective du statut présent et de la ḥazaqa antérieure ; selon Shmuel, ici il manque un second facteur pour annuler clairement l’état précédent.
- Pour le yihous au retour d’outre-mer, la preuve demandée varie selon que la mère est présente, selon l’attachement visible des enfants à elle, et selon qu’il est question d’une ou de deux femmes.