Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 14Makot

Le daf poursuit le rapport entre karet et malkot. Rabbi Yitzḥak lit le verset sur la sœur comme une exclusion : là où il y a karet, il n’y a pas malkot. Les Ḥakhamim, eux, utilisent ces versets pour répartir les interdits d’arayot et établir des ḥattaot distincts, y compris dans le cas complexe d’une même femme qui est à la fois sœur, tante paternelle et tante maternelle; la discussion passe par un épisode rapporté par Rabbi Akiva à Emmaüs et par un qal va-ḥomer finalement discuté. Ensuite, la guemara cherche la source du lav d’un tamei qui mange des kodashim : Reish Lakish l’apprend de « bekhol kodesh lo tiga », tandis que Rabbi Yoḥanan le fonde sur une gezerah shavah avec l’entrée au Mikdash en état d’impureté. Cette mahloket s’étend au toucher des kodashim et à la consommation avant zerikat ha-dam. Le daf s’achève en ouvrant une règle sur un lav précédé d’un ‘assé.

Rapport entre karet et malkotRépartition des interdits d’arayotMéthodes de dérivation scripturaireToum'a, kodashim et entrée au Mikdash

Les points à retenir

  • Rabbi Yitzḥak voit dans le cas de la sœur une preuve qu’un passible de karet n’est pas frappé de malkot, tandis que les Ḥakhamim réemploient le verset pour d’autres dérivations.
  • Les interdits d’arayot sont « répartis » : on peut être redevable d’un korban distinct pour chaque interdit, même lorsque plusieurs statuts se concentrent sur une seule relation.
  • Pour le tamei qui mange des kodashim, Reish Lakish et Rabbi Yoḥanan s’accordent sur l’existence d’un lav mais le dérivent de deux voies très différentes : verset explicite élargi ou gezerah shavah.
  • Le verset « bekhol kodesh lo tiga » devient un point nodal de débat : concerne-t-il manger des kodashim, toucher des kodashim, la terouma, ou plusieurs de ces domaines à la fois ?

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.