Résumé public du daf
Daf 15Makot
Le daf s’ouvre sur une parole attribuée à Rabbi Yoḥanan : on peut recevoir des malkot pour un lav même lorsqu’un commandement positif le précède, preuve tirée de l’impureté du camp et de l’entrée au Temple en état d’impureté. Mais cette thèse est mise en difficulté par le cas du ones, le violeur tenu d’épouser la jeune femme et interdit de la renvoyer. Pour expliquer pourquoi, s’il divorce, il ne reçoit pas toujours malkot, la Guemara examine plusieurs dérivations, puis Rava établit à partir de « kol yamav » qu’il doit la reprendre même après divorce : le lav est donc réparé par un ‘aseh. Le daf distingue ensuite un lav précédé par un ‘aseh d’un lav hanitak la-‘aseh. Sur 15b, Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish discutent du critère de malkot : annulation de la mitsva ou simple non-accomplissement, débat lié à la hasra’at safek.
Les points à retenir
- Le daf distingue deux structures : un lav précédé par un ‘aseh n’est pas traité comme un lav dont le ‘aseh vient réparer la faute.
- Dans le cas du ones, « kol yamav » enseigne qu’après un divorce il doit encore se lever et la reprendre, ce qui transforme l’interdit en lav hanitak la-‘aseh.
- Rabbi Yoḥanan reformule la baraïta : on est passible seulement si l’on a annulé la possibilité d’accomplir le ‘aseh, pas simplement parce qu’on ne l’a pas encore fait.
- Le désaccord entre Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish dépend du statut de la hasra’at safek : une mise en garde incertaine compte-t-elle comme vraie hasra’a ?