Résumé public du daf
Daf 11Meila
Le daf ouvre sur la fin des lois de certaines ḥataot : trois cas sont absolus et vont à la mort, tandis que pour deux autres le statut dépend du fait que le propriétaire ait déjà obtenu kappara. La répétition d’une mishna déjà vue en Temoura est justifiée : là-bas pour la temoura, ici pour la meïla. La mishna traite ensuite de l’argent du nazir : quand les sommes sont setoumim, l’usage est interdit a priori mais n’entraîne pas de meïla; après la mort du nazir, l’affectation varie selon qu’elles étaient précisées ou non. Reish Lakish compare aux offrandes d’oiseaux, et Rava distingue. Puis viennent le sang et les nesakhim : sang allégé au début et rigoureux à la fin selon Rabbi Shimon, vin l’inverse. La guemara examine les exceptions après accomplissement d’une mitsva, les shitin, puis conclut avec les cendres et les mèches.
Les points à retenir
- La répétition de la mishna n’est pas gratuite : dans Temoura elle sert aux lois de substitution, ici aux lois de meïla.
- L’argent setoumim du nazir n’entraîne pas de meïla après usage, parce qu’il peut intégralement servir au shelamim.
- Pour le sang, plusieurs dérivations scripturaires excluent la meïla avant l’expiation; la discussion teste cette idée à partir des cas où la mitsva est déjà accomplie.
- Les nesakhim dans les shitin donnent lieu à une tension entre la mishna et Rabbi Elazar bar Rabbi Tzadok, résolue soit par une distinction de lieu, soit par une obligation rabbinique de brûler.