Résumé public du daf
Daf 15Meila
Le daf ouvre par une mishna sur l’association de différents objets consacrés pour atteindre les seuils de méïla, et, pour les offrandes d’autel, ceux de piggoul, notar et consommation en état d’impureté. La guemara explique pourquoi il fallait distinguer qodshei mizbéaḥ et bedek ha-bayit : seuls les premiers relèvent aussi de piggoul, notar et toum’a. Elle examine ensuite l’avis de Rabbi Yannai sur la source toranique de la méïla, d’abord formulé de manière restrictive, puis révisé après plusieurs objections : bedek ha-bayit est appris de « mikodshei Hashem », tandis que les offrandes d’autel ont d’autres versets-source. La seconde moitié du daf précise quelles composantes d’une ‘ola et d’une todah s’associent, corrige une lecture fautive de la mishna, relie certaines associations à la validité de la zerikat ha-dam, puis explique pourquoi terouma, ḥalla et bikkourim s’additionnent.
Les points à retenir
- La mishna distingue deux plans : tous les consacrés s’associent pour la méïla, mais piggoul, notar et consommation en impureté ne concernent que les choses consacrées à l’autel.
- La guemara finit par rejeter la première formulation attribuée à Rabbi Yannai : la méïla des qodshei mizbéaḥ existe bien par la Torah, mais sa source n’est pas le même verset que pour bedek ha-bayit.
- Dans la ‘ola, chair, graisse, farine, vin et huile s’associent ; dans la todah, on ajoute encore les pains.
- Selon la lecture retenue de la baraita, certaines associations dépendent de la possibilité de faire la zerikat ha-dam : dans la ‘ola, chair et graisse se combinent, pas dans le shelamim.