Résumé public du daf
Daf 22Meila
Rav Pappa rapporte une autre version de la question de Reish Lakish en opposant la michna des bourses à une michna de Demai. Un acheteur de vin auprès des Kutim, à l’approche de Chabbat, ne peut pas prélever tout de suite : Rabbi Meir lui permet donc de déclarer d’avance quelles quantités deviendront terouma, ma‘asser richon et ma‘asser chéni, puis de boire immédiatement, en s’appuyant sur une désignation qui sera clarifiée plus tard. Rabbi Yehouda, Rabbi Yossi et Rabbi Chim‘on l’interdisent, car ils refusent la bereira : au moment de la déclaration, on ne sait pas encore quelles portions sont visées. Le passage ajoute que, même selon Rabbi Meir, cette souplesse ne vaut que lorsqu’on dit : « ce que je séparerai plus tard ». Dans la bourse, chaque perouta pourrait être celle du hekdesh. Rabbi Yoḥanan répond que la fin de la michna parle d’une formule spéciale visant la dernière perouta restante.
Les points à retenir
- Rav Pappa met en tension deux cas : une bourse de peroutot et un baril de vin dont les prélèvements ne sont pas encore effectués.
- Rabbi Meir autorise, dans le cas du vin, une désignation anticipée de la terouma et des ma‘asserot, avec ḥilloul du ma‘asser chéni sur de l’argent.
- Rabbi Yehouda, Rabbi Yossi et Rabbi Chim‘on refusent cette méthode parce qu’ils n’acceptent pas la bereira lorsque l’objet visé n’est pas identifiable au moment de la parole.
- Rabbi Yoḥanan distingue la bourse du vin : une formulation spéciale sur la bourse permet d’entendre que la consécration porte sur la dernière perouta qui y reste.