Résumé public du daf
Daf 68Menakhot
Le daf commence par la comparaison entre le ḥadash et le ḥamets : pourquoi autoriser certains travaux sur le nouveau grain avant le omer sans craindre qu’on en mange ? Après plusieurs réponses, Abayé distingue le ḥadash, dont on se tient à distance toute l’année, du ḥamets, familier le reste du temps ; Rava explique aussi que celui qui cherche du ḥamets pour le brûler n’est pas en train de le préparer à manger. Une proposition de Rav Achi est rejetée. La michna traite ensuite du moment où le ḥadash devient permis : après le omer, ou dès l’aube selon certains avis. La Guemara discute aussi le takkana de Rabban Yoḥanan ben Zakkaï après la destruction. Sur 68b, viennent les usages hors d’Eretz Yisraël, puis la distinction entre permission pour la consommation ordinaire par le omer et permission pour le Mikdash par les deux pains.
Les points à retenir
- Abayé explique la différence entre ḥadash et ḥamets par l’habitude : on se tient à distance du ḥadash, pas du ḥamets pendant l’année.
- La Guemara présente une grande mahloket : le ḥadash devient-il permis par le sacrifice du omer, ou déjà dès l’illumination de l’est ?
- Rabban Yoḥanan ben Zakkaï interdit tout le 16 nissan après la destruction, et la Guemara examine si cela relève d’un décret ou d’une lecture du verset.
- Le omer permet le nouveau grain à la consommation ordinaire, tandis que les deux pains permettent son usage pour les offrandes du Mikdash ; cette différence éclaire la validité des menahot apportées trop tôt.