Résumé public du daf
Daf 67Menakhot
Le daf commence par le principe de Rava : la ḥalla dépend du moment où la pâte devient astreinte, et une pâte pétrie alors qu’elle appartient au Temple reste exemptée même après rachat. De là naît son doute sur une pâte pétrie chez un non-Juif. La Guemara compare cette question aux ma‘asserot : selon une possibilité, les versets de “deganekha” permettent d’inclure davantage de cas, alors qu’en ḥalla les deux mentions de “arissotekhem” servent autrement. Selon une autre, la ḥalla suit la même mahloket que le lissage du tas par un non-Juif. Deux baraytot objectent à Rava, et la réponse distingue l’exemption de Torah du décret rabbinique pris contre les contournements en matière de terouma et ma‘asser. Sur 67b, la Guemara explique pourquoi ce décret n’a pas été étendu à la ḥalla, puis passe à la minḥat ha-‘omer et à la discussion sur les marchés de Jérusalem.
Les points à retenir
- Pour la ḥalla, le moment décisif est le pétrissage : si la pâte était alors propriété du Temple, l’obligation ne naît pas ensuite.
- La Guemara explore deux lectures : soit la ḥalla diffère des dîmes à cause des versets, soit elle suit la même mahloket que le tas lissé par un non-Juif.
- Les objections contre Rava sont résolues en disant que l’obligation maintenue après lissage par un non-Juif relève ici d’un décret rabbinique contre les fraudes, non du din de Torah.
- La michna décrit l’offrande du ‘omer et rapporte une mahloket entre Rabbi Meir et Rabbi Yehuda sur le fait de remplir les marchés de Jérusalem avec de la farine de la récolte nouvelle.