Résumé public du daf
Daf 94Menakhot
Le daf poursuit la comparaison entre semikha et tenoufa. Un verset sur la semikha, « son offrande », sert à inclure tous les associés d’un sacrifice : chacun doit poser les mains lui-même. La Guemara refuse d’étendre cela à la tenoufa, car une tenoufa collective créerait une ḥatsitsa, et des tenoufot successives contrediraient l’idée d’un geste unique. Elle demande ensuite si l’on ne trouve jamais de semikha après la sheḥita, à partir du service du Kohen Gadol sur les membres du tamid ; Abayé répond qu’il s’agit d’un geste d’honneur, non de la mitsva de semikha. La mishna puis la Guemara traitent des deux pains de Chavouot et du leḥem ha-panim : pétrissage, cuisson, moules, et enfin débat sur la forme du leḥem ha-panim — type coffre ouvert ou bateau tanguant — avec ses conséquences pour les cuillers, les roseaux et les panneaux.
Les points à retenir
- Le verset « son offrande » inclut chaque associé dans la semikha ; un seul ne peut pas agir pour tous.
- La tenoufa des associés ne se multiplie pas : ensemble il y aurait ḥatsitsa, successivement ce ne serait plus une seule tenoufa.
- Les mains du Kohen Gadol sur les membres du tamid n’accomplissent pas la semikha ; elles expriment son kavod.
- Leḥem ha-panim et shtei ha-leḥem sont pétris un par un, mais seul le leḥem ha-panim est cuit deux par deux ; sa forme fait l’objet d’une mahloket.