Résumé public du daf
Daf 3Nazir
La guemara commence par limiter l’avis de Rabbi Elazar HaKappar : le nazir n’est appelé « fauteur » que lorsqu’il devient impur, car ses premiers jours sont annulés et sa nezirout s’allonge. Elle examine ensuite plusieurs formulations indirectes de neder — « comme ceci », « mesalsel », « mekalkel », « leshale’aḥ » — et montre, par le contexte, l’usage des mots ou des versets, qu’elles peuvent signifier laisser pousser les cheveux, donc accepter la nezirout. Puis elle analyse le cas de « tzipporim alay » : Rabbi Meir et les Sages divergent, et deux explications sont données, celle de Reish Lakish et celle de Rabbi Yoḥanan. Enfin, la michna enseigne que mentionner une seule interdiction du nazir engage toute la nezirout ; la guemara l’oppose à Rabbi Shimon, qui exige une formulation englobant l’ensemble des interdits.
Les points à retenir
- Selon la guemara, l’expression « fauteur » chez Rabbi Elazar HaKappar vise surtout le nazir devenu impur, dont les jours précédents sont annulés.
- Des expressions apparemment ambiguës peuvent valoir acceptation de nezirout si le contexte l’indique, par exemple lorsqu’il tient ses cheveux ou qu’un nazir passe devant lui.
- Le cas de « tzipporim alay » dépend d’une mahloket : pour Rabbi Meir, cela peut renvoyer à la nezirout ; les Sages refusent cette lecture.
- La michna considère qu’évoquer une seule interdiction du nazir suffit à faire prendre toute la nezirout, contrairement à l’avis de Rabbi Shimon.