Résumé public du daf
Daf 4Nazir
Le daf poursuit l’analyse des versets de la nezirout. Les Hakhamim lisent « vin et boisson forte » comme source de deux règles : on devient nazir même en n’acceptant qu’un seul interdit, et le vin reste interdit même lorsqu’il est bu dans le cadre d’une mitsva. Rabbi Shimon, lui, utilise « boisson forte » pour comparer le nazir et le service du Temple, et discute aussi du cas où un nouvel interdit s’ajoute à un interdit déjà existant. Puis la michna précise comment formuler une nezirout « comme Samson » sans ambiguïté. Elle compare ensuite le nazir permanent au nazir comme Samson : coupe partielle des cheveux et sacrifices d’impureté pour le premier, non pour le second. Sur 4b, la Guemara rattache la michna à Rabbi Yehouda, examine l’analogie avec le bekhor, rapporte le récit du nazir loué par Shimon HaTsaddik, puis évoque Samson et Absalom.
Les points à retenir
- Pour les Hakhamim, « vin et boisson forte » enseigne à la fois l’interdit du vin de mitsva et le fait qu’un seul élément accepté suffit pour la nezirout.
- Rabbi Shimon lit « boisson forte » soit par analogie avec le Temple, soit comme indice qu’en matière de nazir un second interdit peut parfois se superposer à un premier.
- La formule « comme Samson » doit être suffisamment précise pour viser le Samson biblique ; sinon, elle pourrait être ambiguë.
- Le nazir permanent et le nazir comme Samson sont tous deux durables, mais ils diffèrent sur l’allègement de la chevelure et sur les sacrifices liés à l’impureté.