Résumé public du daf
Daf 6Nazir
Le daf poursuit la confrontation entre bar Padda et Rav Mattana sur la durée d’un nezirout ordinaire. Bar Padda relit la mishna: si l’on peut se raser au 30e puis au 60e jour, c’est que chaque période vaut en réalité vingt-neuf jours; les cas de 31 et 61 concernent celui qui a dit « trente jours complets ». Rav Mattana, lui, maintient trente jours et explique que le 30e jour compte à la fois comme fin du premier compte et début du second, selon le principe qu’une partie du jour vaut comme le jour entier. La discussion se déplace ensuite vers la toum’a au 30e ou au 100e jour et vers l’avis de Rabbi Eliezer. Enfin, une baraita fait dépendre le minimum du nezirout soit de la pousse des cheveux, soit de l’idée d’un mois complet, puis la Guemara redéfinit le vrai point de divergence.
Les points à retenir
- Pour bar Padda, certaines clauses de la mishna prouvent qu’un nezirout non précisé dure vingt-neuf jours; les formulations en 31e et 61e jours visent un engagement de « trente jours complets ».
- Pour Rav Mattana, un nezirout ordinaire dure trente jours, mais le 30e jour peut compter pour deux périodes successives grâce au principe de miqtzat hayom ke-koulo.
- La toum’a au jour d’achèvement devient un test décisif: Rabbi Eliezer distingue entre le 30e jour d’un nezirout ordinaire et le 100e jour d’un vœu explicite de cent jours.
- La baraita de Rabbi Yoshiya et Rabbi Yonatan explore deux fondements scripturaires du minimum du nezirout, avant que la Guemara ne reformule leur désaccord autour du sens de « jusqu’à ».