Résumé public du daf
Daf 60Nazir
Le daf précise d’abord que, lorsque la nezirout est longue, le calendrier s’allonge fortement en cas de doute sur la tsara’at et la tum’at met : pour une année de nezirout, on peut manger des qodashim après deux ans, mais boire du vin et se rendre impur seulement après quatre. Une barayta détaille alors quatre rasages distincts et les korbanot associés. La Guemara explique pourquoi chaque offrande convient selon les différents scénarios, pourquoi on ne peut pas raser après sept jours comme un metzora ordinaire, et comment Rabbi Shimon permet un asham conditionnel. Ensuite, plusieurs cas mixtes sont comparés, avec leurs décomptes précis. Enfin, les élèves de Rabbi Shimon ben Yoḥai demandent si un seul rasage peut valoir pour deux obligations ; il refuse, en distinguant la finalité du rasage, son rapport à la zerikat ha-dam et à la tevilah.
Les points à retenir
- Pour une nezirout d’un an entremêlée de doutes sur la tsara’at et la tum’at met, l’accès aux qodashim vient après deux ans, tandis que le vin et l’impureté des morts restent interdits jusqu’au terme de quatre ans.
- La barayta impose quatre rasages séparés, chacun avec sa fonction propre : purification du metzora, nazir tame, nazir tahor, puis offrande finale de pureté.
- Le premier rasage ne peut pas être avancé à sept jours, car s’il n’est pas réellement metzora, le verset sur le nazir interdit tout rasoir avant l’achèvement de sa période.
- Rabbi Shimon ben Yoḥai rejette l’idée qu’un seul rasage compte pour deux obligations, car les rasages diffèrent par leur but, leur moment par rapport à la zerikat ha-dam et leur place par rapport à la tevilah.