Résumé public du daf
Daf 62Nazir
Le daf examine d’abord les versets sur les nedarim, les arakhin et la nézirout. La Guemara teste plusieurs lectures du mot ish et de l’expression ki yafli : inclusion des non-Juifs, statut d’un mineur à un an de la majorité, nécessité d’une parole clairement comprise. Rav Adda bar Ahava en déduit qu’un non-Juif adulte qui ne sait pas formuler nettement son vœu n’engage rien. Pour la nézirout, la discussion passe des formulations allusives ambiguës à Rabbi Tarfon, puis à l’allusion scripturaire de la hatarat nedarim. La mishna compare ensuite femme et esclave : le mari annule juridiquement les vœux de sa femme, tandis que le maître d’esclave ne fait qu’empêcher leur observance. Abaye explique que, pour l’esclave, la nézirout exige une intervention active du maître, alors que d’autres vœux ou serments ne prennent pas effet. Enfin, Rabbi Meir et Rabbi Yosei débattent du serviteur fugitif.
Les points à retenir
- Dans les arakhin, ki yafli n’est pas réservé à l’inclusion des non-Juifs : selon les étapes de la sugyah, il peut viser le mineur proche de la majorité ou exiger une hafla’a claire.
- Pour la nézirout, la Guemara cherche pourquoi le verset répète ki yafli : elle passe par les allusions ambiguës, par Rabbi Tarfon, puis aboutit à une allusion à la hatarat nedarim.
- La mishna distingue nettement l’épouse et l’esclave : le mari annule le vœu de sa femme, alors que le maître ne l’annule pas juridiquement mais peut empêcher l’esclave de l’observer.
- Selon Abaye, les autres vœux et serments de l’esclave ne prennent pas effet lorsqu’ils portent atteinte au maître ; la nézirout, elle, demande une opposition active du maître pour être empêchée.