Résumé public du daf
Daf 64Nazir
Le daf s’ouvre sur la source scripturaire du safek touma lorsqu’une impureté « flotte » : le premier tanna et Rabbi Shimon tirent de versets différents des règles distinctes selon que l’impureté est en mouvement sur l’eau, dans un keli ou dans l’eau du sol. Une baraita précise que ce qui est porté ou traîné est considéré comme au repos, tandis que ce qui est jeté relève en principe de la touma flottante, avec plusieurs exceptions. Rami bar Ḥama enchaîne alors des cas-limites — cadavre dans un récipient flottant, sur un sherets, sur une nevela dissoute, sur du zera, puis sur les mei ḥatat — que la Guemara laisse sans solution. Sur 64b, Rav Hamnouna, Rava et Abaye discutent du qever ha-tehom au septième jour de purification, autour de la notion de ḥazaka et du coucher du soleil. Le daf se conclut par la mishna sur un, deux ou trois corps retrouvés et l’identification d’un beit hakevarot.
Les points à retenir
- Le safek touma « flottant » n’est pas traité comme un safek ordinaire : la Guemara distingue entre impureté flottante, objet porté, traîné ou jeté.
- Les exceptions à la règle des objets jetés incluent notamment le kezayit min hamet, l’ohel jeté au-dessus d’une impureté, et le zav ou la zava qui rendent impur au-dessus comme au-dessous.
- À propos du qever ha-tehom, le débat tourne autour du statut du septième jour : manque-t-il encore un acte humain, ou seulement le coucher du soleil, qui « vient de lui-même » ?
- La mishna finale fixe un critère concret : trois corps disposés selon l’agencement habituel, avec un espace de quatre à huit amot, font suspecter un cimetière ancien.