Résumé public du daf
Daf 22Nedarim
Le daf examine d’abord quels types de petaḥim ne conviennent pas pour dissoudre un neder. Des formulations rapportées au nom de Rabbi Yannai, de Rabban Gamliel, de Rabbi Natan ou de Shmuel soulignent la gravité du vœu, mais la Guemara explique pourquoi on n’ouvre pas ainsi : la personne pourrait répondre par honte, ou l’ouverture serait trop accusatrice. Le texte enchaîne ensuite sur une longue digression sur la colère : elle entraîne faute, souffrance, oubli de l’étude et peut aller jusqu’au meurtre, comme dans l’épisode de Oulla. Puis la Guemara revient aux nedarim prononcés avec une formule solennelle, surtout lorsqu’on invoque « le Dieu d’Israël », en distinguant le cas d’un neder fait par erreur. Enfin, Rav Naḥman met en scène la recherche d’une vraie charatah, et Rav Seḥora trouve pour lui-même un petaḥ fondé sur la mishna d’Avot.
Les points à retenir
- La Guemara distingue entre un petaḥ valable et des ouvertures trop culpabilisantes pour dissoudre un neder.
- Plusieurs formules très dures sur le neder apparaissent : examen céleste des actes, comparaison à une bamah, et qualification de racha.
- La colère est décrite comme spirituellement et humainement destructrice : elle mène à la faute, à l’oubli de l’étude et à la violence.
- Les nedarim formulés avec le nom du Dieu d’Israël sont traités avec une sévérité particulière, sauf en cas d’erreur manifeste au moment du vœu.