Résumé public du daf
Daf 38Nedarim
Le daf s’ouvre sur des remarques de ketiv/qeri et sur un découpage d’Exode 19,9 en trois versets en Eretz Yisrael. Puis la Guemara développe la figure de Moché : il s’enrichit des déchets de taille des Louḥot, et l’idée que la Torah lui aurait été donnée d’abord à lui seul est finalement limitée à son iyyoun profond, qu’il a ensuite transmis généreusement à Israël. Rabbi Yoḥanan énumère les qualités requises pour que la Shekhina repose sur un homme — force, richesse, sagesse et humilité — en les déduisant de Moché, puis il montre que plusieurs prophètes étaient riches. Enfin, la michna et la Guemara traitent des nedarim de hana’a : nourrir la femme et les enfants mais non l’animal, marier une fille majeure, permettre certains bénéfices minimes, expliquer la « coupe de paix », distinguer esclaves et bêtes, puis régler la visite et la guérison.
Les points à retenir
- La Guemara conclut que la Torah appartient à tout Israël, mais que le privilège propre à Moché concernait surtout l’analyse profonde qu’il a ensuite enseignée de lui-même.
- Rabbi Yoḥanan apprend de Moché que la Shekhina ne repose que sur quelqu’un de fort, riche, sage et humble, et il applique aussi l’idée de richesse à plusieurs prophètes.
- Dans les nedarim de bénéfice, il est permis de prendre en charge la femme et les enfants d’un muddar hana’a, mais la michna interdit en principe de nourrir son animal.
- Le second amoud précise plusieurs cas limites : mariage d’une fille majeure avec son consentement, petits services permis, sens de la « coupe de paix », différence entre esclaves kena‘anim et animaux, et distinction entre refouat nefesh et refouat mamon.