Résumé public du daf
Daf 39Nedarim
La guemara clarifie d’abord la michna sur le visiteur qui peut se tenir debout chez le malade mais non s’asseoir. Shmuel l’explique par un neder interdisant au malade de profiter du visiteur : dans un lieu où l’on rémunère la présence assise auprès d’un malade, s’asseoir lui épargne une dépense, tandis que rester debout ne crée pas ce profit ; une autre lecture invoque une gezeira, de peur qu’il ne s’attarde. Ulla inverse le cas : c’est le visiteur qui ne peut profiter du malade, sauf pour les besoins vitaux de celui-ci, ce qui autorise la visite mais pas l’assise. Une baraita sur le fils malade teste ces lectures. Le daf passe ensuite à bikkour ḥolim : allusion biblique, derashot sur Qoraḥ, liste de réalités créées avant le monde, puis mesure illimitée de la mitsva, jusqu’à cent visites, et l’idée qu’un visiteur enlève un soixantième de la souffrance.
Les points à retenir
- Selon Shmuel, la différence entre se tenir debout et s’asseoir vient du bénéfice concret procuré au malade quand la présence assise est normalement rémunérée.
- Selon Ulla, le neder n’inclut pas ce qui sert aux besoins de subsistance du malade lui-même ; la visite entre dans ce cadre, mais pas l’assise puisqu’on peut visiter aussi debout.
- La baraita qui distingue entre le malade lui-même et son fils sert d’épreuve pour les deux explications et pousse Shmuel à distinguer entre michna et baraita.
- Sur 39b, bikkour ḥolim est présenté comme une mitsva sans mesure fixe : ni selon le rang social du visiteur, ni selon le nombre de visites, et la visite allège la souffrance de manière progressive.