Résumé public du daf
Daf 57Nedarim
La mishna distingue d’abord plusieurs formulations de neder sur des fruits : quand il dit « ce produit est konam sur moi / sur ma bouche / à ma bouche », l’interdit vise aussi les remplacements et les pousses. S’il dit seulement qu’il ne le mangera pas ou n’y goûtera pas, les remplacements et les pousses restent permis. Cette différence vaut pour une semence qui disparaît en terre ; si la semence demeure, comme des bulbes, même les repousse des repousse sont interdites. La même structure est appliquée au ma‘asseh yadayim de l’épouse. La mishna traite ensuite de formulations liées à « jusqu’à Pessaḥ » et de vœux conditionnels, avec un effet parfois rétroactif. La guemara examine alors un oignon de shevi‘it replanté en huitième année : la croissance permise annule-t-elle l’élément initial interdit ? Des preuves sont proposées depuis la terouma, l’orla, le kilayim et la dîme, puis discutées sans conclusion explicite dans l’extrait fourni.
Les points à retenir
- La formulation exacte du neder change sa portée : « konam sur moi » interdit aussi remplacements et pousses, alors que « je n’en mangerai pas / n’y goûterai pas » ne les interdit pas.
- La distinction entre semence qui disparaît et semence qui demeure en terre est décisive : pour des bulbes, l’élément initial subsiste, donc même les repousse des repousse peuvent rester interdites.
- Pour les biens préparés par l’épouse, « de ce que tu prépareras je ne mangerai pas jusqu’à Pessaḥ » n’a pas le même effet que « de ce que tu prépareras jusqu’à Pessaḥ je ne mangerai pas » : l’emplacement de « jusqu’à Pessaḥ » change le résultat.
- La guemara met en scène une grande question de bitoul par croissance : des repousses permises peuvent-elles neutraliser un noyau initial interdit, ou celui-ci reste-t-il déterminant parce qu’il était déjà présent ?