Résumé public du daf
Daf 65Nedarim
Le daf s’ouvre sur une baraita: quand un neder interdit le bénéfice d’autrui, sa dissolution ne se fait qu’en présence de la personne visée. La Guemara l’appuie par Moshé en Midian face à Yitro, puis par l’épisode de Tsidkiyahou, de Nevoukhadnetsar et du Sanhédrin, blâmé pour avoir dissous un serment hors de la présence du destinataire. La michna rapporte ensuite l’avis de Rabbi Meïr: certains cas paraissent être du nolad, mais ne le sont pas; la Guemara explique cela soit comme une condition implicite du vœu, soit comme un neder ta'out initial. Sur 65b, une objection vise l’explication de Rabbi Yoḥanan. Une autre michna permet d’ouvrir la dissolution par des interdits de la Torah touchant la haine, la vengeance et l’aide au pauvre. Enfin, on peut ouvrir par la ketouba, illustré par l’histoire de Rabbi Akiva et d’un mari qui n’avait pas mesuré le coût de son vœu.
Les points à retenir
- La dissolution d’un neder ou d’une shevoua touchant une autre personne est présentée comme devant se faire en présence de cette personne; l’épisode de Tsidkiyahou sert d’avertissement au Sanhédrin.
- Rabbi Meïr distingue un cas qui ressemble à du nolad d’un cas de vrai changement nouveau: si le motif explicite du neder a disparu, cela peut servir d’ouverture selon son approche.
- La Guemara oppose deux lectures du cas du « mauvais chien » ou du père mauvais: pour Rav Houna, le neder est conditionnel; pour Rabbi Yoḥanan, il s’agissait déjà d’une erreur initiale.
- La michna élargit les petaḥim possibles: des versets éthiques de la Torah, la situation du pauvre, puis le poids financier de la ketouba dans un vœu qui mènerait au divorce.