Résumé public du daf
Daf 64Nedarim
La michna examine d’abord quels petaḥim peuvent servir à la dissolution d’un neder. Rabbi Eliézer permet d’invoquer la honte causée aux parents, tandis que les Sages refusent, sauf si le vœu concerne directement la relation avec le père ou la mère. Rabbi Tsadoq renforce leur objection: si l’on invoquait l’honneur du Maqom, on viderait l’institution des vœux de sa substance. La michna rapporte ensuite une seconde mahloket: peut-on ouvrir par un nolad, une circonstance nouvelle, comme un homme devenu sofer ou une maison devenue synagogue? La guemara explique « il n’y a plus de vœux » selon Abayé et selon Rava, puis teste leurs lectures. Enfin, Rav Ḥisda cherche une preuve scripturaire chez Moché; les Sages la repoussent en relisant « ils sont morts » comme une déchéance sociale. Le daf se conclut par l’enseignement: quatre sont considérés comme morts.
Les points à retenir
- Les Sages refusent en général d’ouvrir un neder par l’honneur des parents, mais l’acceptent quand le contenu même du vœu touche le père ou la mère.
- La formule « s’il en est ainsi, il n’y a plus de vœux » est comprise différemment par Abayé (dissolution défectueuse) et par Rava (les gens ne demanderaient plus de hatara).
- Rabbi Eliézer autorise un petaḥ fondé sur un nolad; les Sages le refusent, y compris face à la preuve tirée du retour de Moché en Égypte.
- Le verset « tous les hommes sont morts » est relu comme pauvreté et perte de statut, ce qui mène à la liste des quatre personnes dites « comme mortes ».