Résumé public du daf
Daf 67Nedarim
La Guemara éclaire d’abord une répétition de la michna : dire qu’un seul, père ou fiancé, a annulé le vœu n’ajoute pas une nouvelle règle, mais ferme une ambiguïté possible de la formule « son père et son mari annulent ». La fin de la michna est aussi nécessaire pour un cas plus subtil : l’un annule, l’autre confirme, puis fait délier sa confirmation par une autorité ; malgré cela, il faut encore l’annulation des deux. La sugya cherche ensuite la source scripturaire de la na‘ara me’orasa : les versets de Bamidbar 30 sur « si elle est à un mari » visent la fiancée, car la femme mariée est déjà traitée par « dans la maison de son mari ». Sur 67b, plusieurs lectures alternatives sont proposées puis rejetées, jusqu’à la conclusion : ni le père ni le fiancé n’agissent seuls ; le fiancé n’annule qu’en association avec le père.
Les points à retenir
- La répétition de la michna sert à préciser que le père et le fiancé doivent tous deux annuler ; l’un sans l’autre ne fait rien.
- Le cas où l’un confirme puis fait délier sa confirmation ne suffit pas non plus : il faut toujours une annulation conjointe.
- Les versets de Bamidbar 30 distinguent la jeune fille fiancée de la femme mariée ; « dans la maison de son mari » sert pour la mariée.
- La Guemara rejette l’idée que le père seul ou le fiancé seul pourrait annuler les vœux d’une fiancée : le pouvoir du fiancé dépend de son association avec le père.