Résumé public du daf
Daf 68Nedarim
Le daf ouvre sur une autre source scripturaire, apportée par l’école de Rabbi Yishmael, pour établir que les vœux d’une na‘ara me’orassa sont annulés conjointement par son père et son fiancé. La Guemara compare ensuite cette lecture à celle de Rava et montre comment chacun emploie différemment les versets. Pour Rava, l’expression « entre un homme et sa femme » limite l’annulation du mari aux vœux qui touchent leur relation. Le daf soulève alors une question de fond : quand le fiancé annule, retranche-t-il seulement sa part, ou affaiblit-il tout le vœu ? Le cas de deux olives sert de test, notamment pour la question de la flagellation. Enfin, une longue baraita détaille les cas où, après la mort du mari ou du père, l’autorité d’annuler revient au père, ne revient pas au mari, ou devient impossible à exercer seul.
Les points à retenir
- L’école de Rabbi Yishmael apprend du verset de Nombres 30:17 que le père et le fiancé annulent ensemble les vœux d’une jeune fille fiancée.
- Rava utilise « entre un homme et sa femme » pour restreindre la hafara du mari aux vœux qui concernent directement la vie conjugale.
- La Guemara examine si l’annulation du fiancé coupe seulement sa moitié du vœu ou affaiblit l’ensemble du vœu, avec une conséquence concrète dans le cas des deux olives.
- La baraita distingue finement les effets du décès du mari ou du père selon qu’ils ont entendu, gardé le silence, ratifié ou annulé le vœu auparavant.