Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 69Nedarim

Le daf s’ouvre sur le cas où le père a déjà fait hafara du neder de sa fille, puis le mari meurt avant même d’avoir entendu le vœu. Une baraita oppose Beit Shammai, pour qui le père peut reprendre seulement la part du mari, et Beit Hillel, pour qui il doit annuler de nouveau l’ensemble ; la Guemara en déduit que, selon la halakha, la hafara du mari n’arrache pas une moitié distincte mais affaiblit le neder global. Rava examine ensuite la she’ela devant un hakham : peut-on faire dissoudre un kiyyoum, et peut-on aussi faire dissoudre une hafara ? Rabbi Yoḥanan tranche : le kiyyoum oui, la hafara non. Rabba étudie alors des formulations complexes : double kiyyoum, kiyyoum et hafara dans une même parole, avec condition explicite ou simultanément. Une analogie avec Temura permet de valider la hafara conditionnée, tandis que des statuts incompatibles ne valent pas simultanément. Le daf se termine sur “mekouyam lakh hayom”.

Structure conjointe père-mari dans la hafaraEffet juridique d’une annulation partielleShe’ela devant un hakham sur des actes déjà prononcésPoids de l’ordre, de la condition et de la simultanéité dans la parole halakhique

Les points à retenir

  • Selon Beit Hillel, quand le père avait déjà annulé et que le mari meurt avant d’entendre le neder, le père doit refaire hafara sur l’ensemble du vœu, pas seulement sur la part laissée par le mari.
  • La Guemara déduit que la hafara du mari, selon la halakha, n’isole pas une moitié indépendante du neder : elle en affaiblit la force générale.
  • Rabbi Yoḥanan distingue entre kiyyoum et hafara : un hakham peut dissoudre un kiyyoum, mais pas une hafara déjà faite.
  • Quand kiyyoum et hafara sont prononcés ensemble, tout dépend de la formulation : une condition explicite peut faire prévaloir la hafara, mais une simultanéité pure échoue à produire deux statuts incompatibles.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.