Résumé public du daf
Daf 82Nedarim
Le daf poursuit l’examen des vœux qu’un mari peut annuler. À partir du cas où une femme déclare être « retirée des Juifs », la Guemara déduit d’abord qu’un tel neder relève plutôt de ce qui nuit à la relation entre eux que de l’inouï nefesh; mais cette preuve est ensuite limitée à l’opinion de Rabbi Yossei, car tout le chapitre est relu selon lui. Shmuel, au nom de Levi, distingue ensuite entre interdire à autrui de profiter d’elle, que le mari ne peut pas annuler, et s’interdire le profit d’une personne, qu’il peut annuler. Les cas des fruits d’un pays et d’un boutiquier suscitent des objections et conduisent à retirer une première réponse. Sur 82b, le daf oppose Shmuel et Rabbi Yoḥanan sur un vœu portant sur deux pains, dont un seul entraîne une vraie privation, puis ouvre une objection à partir d’une michna de Nazir.
Les points à retenir
- Le cas « je suis retirée des Juifs » est d’abord lu comme relevant de devarim she-beino leveinah, car l’annulation n’y vaut que pour le mari et non pour tous les autres hommes.
- Rav Houna affirme que tout le chapitre suit Rabbi Yossei; plusieurs difficultés contre Shmuel sont donc neutralisées en disant que la michna adopte sa définition plus étroite de l’inouï nefesh.
- Shmuel distingue entre deux types de vœux de profit: interdire à autrui de profiter d’elle n’est pas annulable par le mari, tandis que s’interdire le profit d’une personne peut être vu comme une privation future.
- Dans le cas de deux pains, Shmuel permet d’étendre l’annulation à l’ensemble du vœu dès qu’un pain cause une privation, tandis que Rabbi Yoḥanan limite l’annulation au seul élément réellement affligeant.