Résumé public du daf
Daf 2Nidda
La michna ouvre une grande mahloket sur le début de l’impureté d’une femme qui constate du sang. Shammaï dit : dayyah sha‘atah, l’impureté commence seulement maintenant. Hillel remonte jusqu’à la dernière vérification, mipekida lipekida. Les Ḥakhamim adoptent une position intermédiaire : me’et le’et et mipekida lipekida se limitent mutuellement. La michna distingue aussi la femme ayant un veset fixé, pour qui dayyah sha‘atah, et les edim utilisés avant et après un rapport, assimilés à une vérification. La guemara explique Shammaï par la ḥazaqa de pureté, et Hillel par le fait que le corps féminin est sujet à changement. Elle compare ensuite ce cas à un mikvé trouvé déficient puis à un tonneau devenu vinaigre, afin d’examiner quand une présomption tient, quand l’état présent l’affaiblit, et pourquoi certains cas produisent une certitude alors que d’autres restent en safek.
Les points à retenir
- Selon la michna, Shammaï, Hillel et les Ḥakhamim définissent différemment la rétroactivité de l’impureté : maintenant, depuis la dernière vérification, ou au maximum vingt-quatre heures.
- Une femme ayant un veset fixé est traitée différemment : lorsqu’elle voit du sang à ce moment-là, dayyah sha‘atah.
- La guemara fonde Shammaï sur la ḥazaqa de pureté, tandis que Hillel estime que cette ḥazaqa est fragilisée par la nature même du corps féminin.
- Les comparaisons avec le mikvé déficient et le tonneau devenu vinaigre servent à mesurer le poids de l’état présent, d’un changement progressif possible, et des présomptions antérieures.