Résumé public du daf
Daf 3Nidda
Le daf commence par la comparaison entre un mikvé trouvé déficient et la sota. Les Ḥakhamim durcissent le cas du mikvé : malgré l’incertitude, l’objet immergé reste impur, surtout quand s’ajoutent le mikvé actuellement manquant et la ḥezaqat toum’a antérieure. Rabbi Shimon, lui, rapproche la « fin de l’impureté » de son commencement et distingue domaine public et domaine privé. La Guemara revient ensuite à Shammaï : pourquoi dit-il dayyo sha'atah pour les femmes qui voient du sang ? Plusieurs explications sont proposées : sensation du flux, sortie immédiate du sang, ou souci d’éviter une abstention conjugale excessive. La souguia teste ces raisons sur des cas limites : ruelle, femme endormie, shoteh, taches, moch. Enfin, le débat Shammaï-Hillel sur le panier mène à la discussion entre Ḥizkiyya et Rabbi Yoḥanan sur un récipient avec ou sans base, et avec rebord.
Les points à retenir
- Pour le mikvé déficient, la mahloket oppose une lecture sévère fondée sur la ḥezaqa d’impureté à une lecture plus proche des règles ordinaires du safek toum’a en domaine public.
- Shammaï affirme dayyo sha'atah, mais la Guemara en explore les limites : femme endormie, shoteh, taches de sang et usage d’un moch.
- Deux explications concurrentes de Shammaï structurent le daf : soit la femme aurait senti ou vu sortir le sang plus tôt, soit il faut éviter de décourager la vie conjugale et la mitsva de procréation.
- Le cas du panier devient un test logique majeur : présence d’une base, examen préalable et rebord intérieur déterminent si l’impureté remonte rétroactivement.