Résumé public du daf
Daf 72Nidda
La mishna distingue plusieurs cas de ziva à la fin des onze jours. Beit Hillel reconnaissent parfois une tum’a de mishkav ou moshav tout en dispensant du ḥatat : au 11e jour, le 12e ne peut plus s’ajouter comme jour de ziva, donc il n’y a pas d’obligation d’offrande. En revanche, au milieu des onze jours, une immersion sans shemira d’un jour net rend le couple impur et passible. Une baraita précise l’accord et la dispute entre Beit Shammai et Beit Hillel, puis Beit Hillel défendent un principe : on assimile certains cas pour être strict en tum’a, non pour être indulgent en apportant une offrande inutile. Rav Huna explique la rigueur de Beit Shammai sur le « deuxième jour », lecture discutée par Rav Yosef, Rav Kahana et Abayé. Le daf s’achève sur le statut du 10e jour et sur les « onze jours » comme halakha le-Moshe mi-Sinaï.
Les points à retenir
- Au 11e jour de ziva, Beit Hillel distinguent entre tum’a décrétée et obligation de ḥatat, car le 12e jour ne compte plus comme jour de ziva.
- Au milieu des onze jours, une femme qui s’immerge sans avoir attendu le jour net requis reste dans un cas plus grave : le couple transmet une impureté de mishkav ou moshav et devient passible du ḥatat.
- Rav Huna attribue à Beit Shammai une rigueur rabbinique sur le deuxième jour même sans nouveau saignement, lecture contestée puis nuancée par la Guemara.
- Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish discutent du 10e jour : ressemble-t-il au 9e, qui exige shemira, ou au 11e, qui ne peut plus mener à une zava guedola ?