Résumé public du daf
Daf 118Pessahim
Le daf s’ouvre sur la berakha du shir au quatrième verre : Rav Yehouda l’identifie à Yehaleloukha, tandis que Rabbi Yoḥanan y ajoute Nishmat kol ḥai. Une baraita relie ce verre à l’achèvement du Hallel et au Hallel hagadol, dont le point de départ fait l’objet d’une mahloket. La Guemara explique ensuite pourquoi ce passage est dit « grand » : il célèbre le Saint, béni soit-Il, qui nourrit toute chair. De là viennent plusieurs enseignements aggadiques sur la parnassa, la mesure du din divin, Adam, la mer Rouge et divers rapprochements de versets. Puis la Guemara demande pourquoi réciter aussi le Hallel ordinaire : parce qu’il évoque la sortie d’Égypte, la mer, le don de la Torah, la résurrection et les douleurs messianiques. L’amoud bet développe les récits de la fournaise, de la mer et du Qishon, puis des lectures sur Israël, les nations et les présents au Messie.
Les points à retenir
- La mishna est précisée : sur la quatrième coupe, on achève le Hallel, puis on récite une berakhat ha-shir, comprise soit comme Yehaleloukha seul, soit avec Nishmat kol ḥai.
- Le Hallel hagadol est défini par son thème central : Dieu, exalté au plus haut, nourrit chaque créature ; les vingt-six « hodou » sont reliés aux vingt-six générations précédant le don de la Torah.
- Le daf développe une série de comparaisons sur la parnassa : elle est présentée comme particulièrement difficile, comparée à l’enfantement, à la gueoula et au qeriat Yam Souf.
- Le Hallel ordinaire reste indispensable parce qu’il porte cinq grands motifs de délivrance, puis la Guemara y lit aussi la fournaise de Ḥanania, Mishaël et Azaria, la sortie d’Égypte et l’histoire du Qishon comme garant de la mer.