Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 15Pessahim

Le daf examine ce que Rabbi Meïr entend par l’expression « de leurs paroles » pour permettre de brûler ensemble des aliments de terouma de statuts différents avant Pessaḥ. La Guemara écarte d’abord un parallèle avec un tonneau de terouma douteuse, car Rabbi Yehoshua n’y autorise qu’une dégradation passive, non une impureté provoquée activement. Elle retient plutôt le cas du vin de terouma qui s’écoule d’un pressoir supérieur vers du vin profane impur : Rabbi Yehoshua permet d’impurifier de ses mains ce qui sera perdu de toute façon. La Tosefta fait ensuite intervenir l’objection de Rabbi Yossi sur la terouma telouya, peut-être finalement pure. Sur 15b, la discussion se déplace vers la sixième et la septième heure de Pessaḥ, la notion de perte importante, puis vers un dernier fondement : le statut, toraïque ou rabbinique, de l’impureté transmise par les liquides.

Touma d’ordre toraïque et rabbiniqueBrûlage de la terouma et du ḥametsAction directe ou simple causalité d’impuretéPerte financière et permission exceptionnelle

Les points à retenir

  • La preuve de Rabbi Meïr n’est pas retenue à partir du cas du tonneau de terouma douteuse, car ce cas ne permet qu’une causalité passive de l’impureté, pas une action directe.
  • Le parallèle le plus fort est le cas du vin de terouma menacé de se perdre dans le pressoir : Rabbi Yehoshua autorise une impureté active quand la perte est de toute façon inévitable.
  • Rabbi Yossi refuse de traiter la terouma telouya comme de la terouma déjà impure : tant que son statut reste incertain, on ne la dégrade pas activement.
  • Selon Rabbi Yoḥanan, la mahloket concerne la sixième heure, où l’interdit du ḥamets est rabbinique ; à la septième heure, quand l’interdit est toraïque, tous admettent la combustion commune.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.