Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 35Pessahim

Le daf s’ouvre en achevant la discussion précédente sur les ḥumrot imposées aux qodashim : les Sages renforcent la pureté des liquides consacrés, comme on le voit aussi pour le zav ou le metsora qui attendent davantage pour manger des qodashim, et pour le bois du Temple ou l’encens, traités comme susceptibles d’impureté par sainteté. La michna énumère ensuite les cinq espèces avec lesquelles on accomplit la mitsva de matsa et distingue divers statuts de dîmes, de ḥalla, de terouma, de maʿasser chéni et de hekdesh. La guemara établit que seules les matières pouvant devenir ḥamets conviennent à la matsa, excluant riz et millet, sauf selon Rabbi Yoḥanan ben Nouri. Elle traite aussi de la pâte pétrie aux mei peirot. Sur 35b, elle examine ce qui rend une matsa « propre à être mangée » : demai, maʿasser richon, rachats valides ou défectueux, et le cas du tevel.

Les cinq céréalesDéfinition du ḥimoutsAptitude juridique à la mitsva de matsaDifférence entre Torah et gezerot des SagesStatuts de terouma, maʿasser et hekdesh

Les points à retenir

  • Les cinq espèces aptes à la matsa sont : blé, orge, kusmin, shifon et shibbolet shuʿal ; la guemara classe kusmin avec le blé, et shifon et shibbolet shuʿal avec l’orge.
  • Le critère central est la capacité à fermenter : ce qui va au ḥimouts peut servir à la matsa ; le riz et le millet vont au siraḥon, sauf selon Rabbi Yoḥanan ben Nouri qui les assimile à une vraie céréale.
  • La pâte pétrie au vin, à l’huile ou au miel ne relève pas du même régime, car les mei peirot ne produisent pas un vrai ḥimouts ; cela éclaire aussi la notion de leḥem oni par opposition à la matsa ʿashira.
  • Sur 35b, la guemara teste l’aptitude juridique de la matsa : demai utilisable après coup, maʿasser richon selon le moment du prélèvement, rachat de hekdesh sans le cinquième, et exclusions liées au tevel ou à un rachat invalide.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.