Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 44Pessahim

Le daf poursuit l’analyse des mélanges d’interdit et de permis. D’abord, à propos du ḥamets à Pessaḥ et sur l’autel, la Guemara précise que l’idée d’association entre permis et interdit sert aussi à repousser l’opinion d’Abaye sur une offrande de moins d’un kezayit. Rav Dimi affirme ensuite que cette association n’existe pas, sauf pour le nazir, mais Abaye l’attaque par plusieurs preuves tirées de la terouma, de la soupe mélangée, du koutaḥ ha-Bavli et de cas de doute où l’on dit ani omer. Les réponses distinguent notamment kedei akhilat pras, la terouma d’origine rabbinique et la terouma de notre temps. Sur 44b, la discussion revient au mot mishrat : les Ḥakhamim y lisent ta'am ke-ikar, étendu à toute la Torah, tandis que Rabbi Yoḥanan, suivant Rabbi Aqiva, y lit l’association du permis et de l’interdit pour le nazir ; ta'am ke-ikar est alors appris d’autres sources.

Association entre permis et interdit dans les mélangesMesure de consommation : kezayit et kedei akhilat prasStatut juridique du goût absorbéMéthodes de dérivation talmudique : dérasha, qal va-ḥomer et ḥidoush

Les points à retenir

  • La Guemara discute si un aliment permis peut s’ajouter à un aliment interdit pour compléter le shiour punissable ; Rav Dimi limite cela au nazir, tandis qu’Abaye tente de l’étendre.
  • Le cas du koutaḥ ha-Bavli montre qu’il ne suffit pas qu’un interdit soit présent dans un mélange : il faut encore qu’un kezayit soit consommé dans le cadre pertinent, et d’une manière normale.
  • Les cas de doute en matière de terouma où l’on dit ani omer sont défendus en distinguant la terouma d’ordre rabbinique, soit parce qu’il s’agit d’épices, soit parce que la terouma du temps présent n’est pas biblique.
  • Le mot mishrat reçoit deux lectures : pour les Ḥakhamim, il enseigne ta'am ke-ikar ; pour Rabbi Aqiva, il enseigne d’abord l’association du permis et de l’interdit chez le nazir, tandis que ta'am ke-ikar vient d’une autre source.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.