Résumé public du daf
Daf 47Pessahim
Le daf s’ouvre sur le calendrier du leḥem ha-panim : selon les cas, il est mangé le neuvième, dixième ou onzième jour après sa cuisson, car sa cuisson ne repousse ni Chabbat ni Yom Tov. Rabba demande alors : si l’on peut faire pendant Yom Tov ce qui est nécessaire à Chabbat, pourquoi pas ici ? Rav Ḥisda distingue entre un Chabbat proche et un Chabbat lointain. La souguia compare ensuite ce cas à celui des shtei ha-leḥem de Chavouot et introduit le verset « lakhem », compris par les Sages comme limitant la cuisson de Yom Tov aux besoins humains, non au service du Temple ; Rabbi Shim‘on suit ici l’interprétation d’Abba Chaoul. Sur 47b, plusieurs objections testent le principe de « mitokh » : le labour aux huit interdits, puis le gid ha-nashé cuit dans le lait. La Guemara affine chaque cas, notamment autour du kisouï ha-dam et du mouktseh.
Les points à retenir
- Leḥem ha-panim : la question n’est pas seulement la cuisson un jour de fête, mais aussi pour quel Chabbat on prépare — le Chabbat immédiatement suivant ou celui d’après.
- Le débat entre les Sages et Rabbi Shim‘on ben segan ha-kohanim ne porte pas sur le principe de base, mais sur l’extension de la permission au profit d’un Chabbat lointain.
- Le verset « lakhem » sert de pivot : pour les Sages, Yom Tov autorise la préparation de nourriture « pour vous », pas pour le service du Mikdash ; selon Abba Chaoul, il exclut surtout les non-Juifs.
- Les objections de 47b montrent la méthode talmudique : pour préserver ou contester « mitokh », la Guemara redéfinit très précisément la matière labourée, l’usage possible de la terre et la liste exacte des interdits encourus.