Résumé public du daf
Daf 65Pessahim
Le daf ouvre par un dérivé scripturaire : le sang de l’olah doit être donné à un endroit du mizbéaḥ pourvu d’un yesod. La michna sur les trois groupes du korban Pessaḥ est ensuite précisée : le troisième est dit « paresseux », non parce qu’il serait inutile, mais parce qu’une mitsva demande de la zrizut. Vient alors la discussion du rinçage du sol ensanglanté du Mikdash pendant Chabbat : Rav Ḥisda l’attribue à l’opinion de Rabbi Eliezer, tandis que Rav Ashi l’explique même selon les Ḥakhamim via la distinction de Rabbi Natan entre interdits rabbiniques nécessaires ou non à l’avoda. Puis Rabbi Yehuda veut prélever du sang mêlé au sol, de peur qu’un sang reçu en keli ait été renversé ; la discussion mène au principe « dam eino batel be-dam ». Sur 65b, la Guemara examine le sang, la ḥatzitza et les vêtements, puis ouvre la michna sur ce qui repousse ou non le Chabbat pour le Pessaḥ.
Les points à retenir
- Le troisième groupe du korban Pessaḥ est qualifié de « paresseux » pour souligner l’exigence de zrizut, même lorsqu’un groupe reste indispensable au rite.
- Le rinçage du sol du Mikdash pendant Chabbat dépend d’une double analyse : pour Rabbi Eliezer il s’agit d’un interdit de la Torah, et selon Rav Ashi même un interdit rabbinique n’est pas permis s’il n’est pas nécessaire à l’avoda.
- Rabbi Yehuda justifie la coupe de sang recueilli sur le sol pour sauver le cas où le sang d’un sacrifice reçu dans un keli aurait été renversé ; la discussion aboutit à l’idée que « le sang n’annule pas le sang ».
- La seconde moitié du daf relie les détails concrets du service — sang aux chevilles, vêtements des kohanim, transport des membres — à la grande mahloket sur les actes du korban Pessaḥ qui repoussent ou non Chabbat.