Résumé public du daf
Daf 71Pessahim
Le daf ouvre sur une question centrale : la mitsva de simḥa dépend-elle du moment de la sheḥita ou du moment où l’on mange le sacrifice ? Une baraita sur « ve-hayita akh sameaḥ » inclut la dernière nuit de la fête et exclut la première, mais la Guemara refuse d’en tirer une preuve décisive. Plusieurs objections sont alors discutées autour de la ḥagiga du 14, de ben Teima et du cas où le premier jour tombe Chabbat ; Rav Pappa propose alors la joie par des vêtements propres et du vieux vin. Le daf examine ensuite jusqu’à quand on peut offrir les emurim et manger la ḥagiga, en comparant plusieurs versets sur le « matin ». La michna termine par les erreurs de sheḥita du qorban Pessaḥ le Chabbat : changement d’intention, personnes inaptes, mum, tereifa cachée et retrait des propriétaires.
Les points à retenir
- Le daf distingue nettement la simḥa et la ḥagiga : même si un sacrifice peut parfois servir à la joie, une offrande obligatoire doit venir de ḥoulin, non d’un animal déjà consacré à autre chose.
- La derasha sur « ve-hayita akh sameaḥ » inclut la dernière nuit de fête et exclut la première non comme preuve décisive sur l’heure de la sheḥita, mais parce que la dernière nuit est précédée de jours de joie.
- La ḥagiga du 14 est analysée à partir de versets sur « jusqu’au matin » : la baraita conclut qu’elle se mange deux jours et une nuit.
- Dans la michna, la responsabilité pour une sheḥita fautive de Pessaḥ le Chabbat dépend du type d’animal, de l’intention au moment de l’abattage et du fait que le défaut était visible, caché ou entièrement imprévisible.