Résumé public du daf
Daf 70Pessahim
Le daf ouvre sur la ḥagiga du 14 nissan : elle n’est pas une obligation toranique, puisqu’elle ne repousse ni le Chabbat, ni l’impureté, ni le cas où la viande du Pessaḥ suffit largement. Si on l’apporte quand la part de chacun est faible, c’est pour la manger d’abord, afin que le korban Pessaḥ soit consommé alors qu’on est déjà rassasié. La Guemara confronte ensuite la michna à ben Teima, qui assimile cette ḥagiga au Pessaḥ : elle ne se mange qu’un jour et une nuit, sur la base du verset « le sacrifice de la fête du Pessaḥ… jusqu’au matin ». De là naissent plusieurs enquêtes : cuisson rôtie, provenance du petit bétail, mâle d’un an, inscription préalable, interdiction de briser un os. Le daf se conclut par les discussions sur le Chabbat, le Nasi mourant, et le verset « du petit et du gros bétail ».
Les points à retenir
- La ḥagiga jointe au Pessaḥ n’est pas présentée comme une obligation absolue ; elle dépend du besoin de compléter le repas pour que le Pessaḥ soit mangé rassasié.
- Selon ben Teima, la ḥagiga du 14 ressemble fortement au korban Pessaḥ, notamment par sa durée de consommation : un jour et une nuit.
- La Guemara examine jusqu’où va cette comparaison : rôtissage, espèce, sexe, âge, mangeurs inscrits et possible interdit de briser un os.
- Sur 70b, la discussion passe aux cas concrets du couteau et du couperet, puis au débat sur le fait que la ḥagiga du 14 repousse ou non le Chabbat.