Résumé public du daf
Daf 76Pessahim
Le daf commence par la grande discussion entre Rav et Shmuel sur un contact entre aliments chaud et froid : pour Rav, « le dessus l’emporte » (ila’a gavar) ; pour Shmuel, « le dessous l’emporte » (tata’a gavar). La Guemara relit ensuite les cas de la michna sur le jus du qorban Pessaḥ tombé sur du ḥeres ou de la farine, ainsi que l’huile de terouma badigeonnée sur la viande. Des baraitot sont corrigées : du chaud tombant dans du froid n’exige pas seulement un rinçage, mais au moins une kelipa. Puis viennent les règles du salage et du trempage, et l’épisode de l’oiseau tombé dans le kutaḥ. Sur 76b, le débat porte sur l’odeur transmise pendant la cuisson : re’aḥa milta hi ou non. Le daf se conclut par la michna sur cinq offrandes communautaires apportées en état d’impureté, à la différence du Pessaḥ, qui est aussi mangé en impureté.
Les points à retenir
- Entre chaud et froid, la question centrale est de savoir si l’état du dessus ou celui du dessous détermine l’absorption ; en froid-froid, tous admettent qu’un rinçage suffit.
- Les cas de la michna sont précisés : pour Shmuel, le ḥeres et la farine doivent être déjà chauds ; l’huile de terouma n’interdit pas profondément la viande car le badigeonnage est minime.
- La Guemara distingue rinçage et retrait de la couche externe (kelipa), puis ajoute que le salé peut être « comme bouillant » et le mariné « comme cuit », selon le degré de salage et la situation.
- Sur 76b, Rav et Levi discutent de la portée de l’odeur dans le four ; le daf applique cela à des viandes rôties ensemble, au pain, au poisson avec la viande, puis passe aux sacrifices offerts en tum’a.