Résumé public du daf
Daf 78Pessahim
Le daf commence par distinguer sacrifice individuel et sacrifice public pour concilier une position de Rabbi Yehoshua avec la mishna. La Guemara examine ensuite Rabbi Yosei : son refus d’accorder au ṣits un effet expiatoire pour les parties destinées à être mangées paraît d’abord contredire la mishna, puis plusieurs explications sont proposées et rejetées, autour du piggoul, de la me‘ila, des deux pains et du statut de la toum’a be-tsibbour. Elle précise finalement comment Rabbi Yosei répartit son accord entre Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshua. La mishna suivante traite du Pessaḥ dont la viande ou les graisses deviennent impures. À partir d’elle, Rav soutient qu’une zeriqat ha-dam faite malgré l’impureté de la viande vaut a posteriori, selon Rabbi Natan, pour qui l’akhila n’est pas constitutive du qorbane, bien qu’il faille des inscrits aptes à manger.
Les points à retenir
- La discussion sur le ṣits ne porte pas seulement sur l’acceptation générale du sacrifice, mais aussi sur ses effets secondaires : possibilité de piggoul et sortie de l’interdit de me‘ila.
- L’hypothèse selon laquelle Rabbi Yosei verrait la toum’a comme entièrement permise dans les sacrifices publics est rejetée, notamment à partir de la séparation et des aspersions du prêtre de Yom Kippour.
- Pour le qorbane Pessaḥ, la viande compte davantage que dans les autres sacrifices : si la viande est impure, la mishna interdit la zeriqa a priori, car ce sacrifice est ordonné en vue de l’akhila.
- Rav lit cette interdiction du Pessaḥ comme une règle a priori seulement ; a posteriori, selon Rabbi Natan, la zeriqa peut acquitter même sans consommation effective, à condition que les inscrits soient en principe capables de manger.