Résumé public du daf
Daf 9Pessahim
La mishna enseigne qu’après la bedikat ḥamets, on ne redoute pas qu’une martre ait déplacé du pain d’une maison à l’autre, car sinon la recherche deviendrait sans fin. La guemara nuance : si on l’a effectivement vue emporter du ḥamets, il faut rechercher. Une comparaison est proposée avec les maisons de non-Juifs, où l’on présume qu’une martre ou un porc auraient enlevé un avorton ; Rabbi Zeira distingue viande et pain, tandis que Rava formule le principe qu’un safek n’annule pas un vadaï. Des objections sont tirées du grenier d’un ḥaver et de l’épisode de Rimon, puis résolues. Sur le second amoud, Abaye et Rava discutent l’obligation de cacher le ḥamets laissé après la bedika. Enfin, la guemara applique aux souris et aux maisons les modèles des neuf boutiques, de la majorité et des deux corbeilles.
Les points à retenir
- La mishna dispense de re-bediqa seulement quand on n’a pas vu d’animal déplacer le ḥamets ; si on l’a vu, la guemara ouvre une nouvelle discussion.
- Rabbi Zeira répond par une distinction concrète : la martre ne laisse pas de restes de viande, mais elle laisse des miettes de pain ; Rava rejette plutôt l’analogie au nom du rapport entre safek et vadaï.
- Deux objections à Rava sont examinées : le grenier d’un ḥaver présumé prélevé, puis l’affaire de la servante à Rimon ; chaque fois, la guemara reformule le cas pour éviter un vrai conflit entre certitude et simple doute.
- Sur 9b, la guemara explique pourquoi on cache le ḥamets conservé après la bedika, puis transpose les règles de kavu'a et de majorité aux cas de souris, de tas de matsa/ḥamets et de maisons déjà fouillées ou non.