Résumé public du daf
Daf 90Pessahim
Le daf s’ouvre sur la question de l’“etanan zona” appliqué à un animal déjà consacré. Rabbi Oshaya explique la mishna par un cas où l’on inscrit une prostituée sur son qorban Pessaḥ, selon Rabbi Yehouda HaNassi : le propriétaire conserve donc un droit patrimonial suffisant. Abayé discute cette lecture, en la comparant à la position de Rabbi Yossé HaGelili sur les qodashim qalim, puis la souguia précise, par “lekol neder”, l’inclusion des oiseaux et l’exclusion d’un sacrifice déjà voué. La mishna passe ensuite aux personnes impures dont la purification sera achevée à temps pour la nuit du Pessaḥ. Sur cette base, Rav et Oulla débattent du cas du tame sheretz. La Guemara distingue entre un empêchement qui se résout “tout seul”, un acte encore requis, et la crainte de négligence, puis traite des cas de zav, zava et nidda.
Les points à retenir
- Rabbi Oshaya lit le cas de l’etanan zona non comme un transfert d’un animal déjà entièrement sanctifié, mais comme l’inscription d’une personne sur un qorban Pessaḥ dont une part reste patrimonialement disponible.
- Selon les deux formulations du débat entre Rabba et Rabbi Zeïra, l’argent reçu pour une inscription au Pessaḥ peut au minimum servir aux besoins directs du sacrifice; la discussion porte sur l’étendue de ces besoins.
- La mishna autorise l’abattage du qorban Pessaḥ pour quelqu’un qui sera apte à le manger le soir, comme certains tevoulei yom ou mechoussarei kippourim.
- Rav exclut le tame sheretz du dispositif, en raison d’une impureté encore suspendue à une tevila susceptible d’être négligée; la Guemara examine si cette exclusion est rabbinique ou déjà fondée par la Torah.