Résumé public du daf
Daf 89Pessahim
Le daf poursuit la recherche d’un tenaï permettant à cinq personnes de remplacer un korban Pessaḥ douteux. La Guemara examine successivement plusieurs différences qui font échouer le montage entre Pessaḥ, shelamim et motar Pessaḥ : parts du kohen, temps de consommation, semikha, nombre et mode des applications du sang. Vient ensuite la michna du père qui promet le Pessaḥ au premier enfant arrivé à Jérusalem ; Rabbi Yoḥanan explique qu’il avait déjà inscrit tous ses enfants et cherchait seulement à stimuler leur empressement. Une autre michna fixe l’ajout d’inscrits tant qu’il reste un kezayit pour chacun, et débat du retrait jusqu’à la sheḥita ou jusqu’à la zerikat ha-dam. Enfin, le daf traite du convive aux « yafot yadayim », de récits d’amoraïm, puis du statut de l’argent reçu pour une part de sacrifice ou d’une vente invalide.
Les points à retenir
- Le tenaï entre korban Pessaḥ, shelamim et motar Pessaḥ échoue non pour une seule raison, mais à cause d’une série de différences rituelles concrètes : temps de consommation, semikha et modalités du sang.
- Dans la michna du père et de ses enfants, Rabbi Yoḥanan refuse d’y voir une preuve de breira : tous les enfants étaient déjà inscrits, et la « course » vise seulement la zerizut dans les mitsvot.
- On peut ajouter des convives à un korban Pessaḥ tant qu’il restera au moins un kezayit à chacun ; en revanche, le désaccord entre les Sages et Rabbi Shimon porte sur le moment limite pour se retirer.
- Un groupe peut limiter un membre aux « yafot yadayim » à sa seule part ; par ailleurs, la vente d’une olah ou d’un shelamim est invalide, et l’argent reçu est frappé d’une amende rabbinique au profit du fonds de nedava.